• Bolt, star absolue. «Ich bin in Bolt.» En affichant sur son maillot une version adaptée au goût du jour de la célèbre phrase du président Kennedy, Berlino - l'ours mascotte de la compétition - a parfaitement résumé cette 12e édition des Mondiaux. En deux petites saisons, le sprinteur jamaïcain est devenu la figure emblématique de l'athlétisme avec ses trois titres olympiques, trois titres mondiaux et des nouveaux records des 100 m (9''58) et 200 m (19''19) établis durant cette compétition. Champions, anciens champions, entraîneurs ou amoureux d'athlétisme, tout le monde a son idée sur le prodige du sprint. Après avoir eu quelques difficultés à voir le Jamaïquain effacer son supposé inaccessible record du monde du 200 m à Pékin, même Michael Johnson s'est converti à la Boltmania et reconnaît que la nouvelle star pourrait faire chuter son record sur 400 m. «C'est très possible, mais il faudrait beaucoup d'années d'entraînement et de compétition», affirme l'Américain, alors que Mike Powell a d'autres projets. «Il pourrait être fantastique sur 400 m et même à la longueur, si je l'entraînais évidemment», assure le recordman du monde de la longueur, convaincu que Bolt serait capable de franchir le cap des 9 mètres ! Mais si Usain «l'Éclair» Bolt prend de la place, il n'y a pas que lui en Jamaïque. Omniprésents sur le sprint l'an dernier aux Jeux de Pékin, les coéquipiers du triple champion du monde ont étendu leur zone d'influence dans ces Mondiaux et sont désormais la deuxième nation athlétique de la planète.